Tendance Coatesy

Left Socialist Blog

General Strike in Tunisia Against Islamist-led Government Next Week.

with 3 comments

Tunisian UGTT: Defends the Workers Against Islamists.

Protests against Islamist rule are not confined to Egypt.

From the  Mashriq to the Maghreb people are opposing the ‘parties of god’.

Next Thursday in Tunisia the union federation, the UGTT, has called a General Strike.

The background as described by Gulf News,

On Tuesday, several hundred Islamists armed with knives and sticks charged a gathering of members of the UGTT union in the capital and broke office windows with stones. Police had to intervene to separate the two groups.

“The UGTT decided to go on strike on December 13, after the attack on the central trade unions and trade unionists on Tuesday,” the union said in a statement on Wednesday.

AFP reports,

“The UGTT (General Union of Tunisian Workers) has decided that a general strike will take place on Thursday, December 13, across Tunisia,” it told AFP.

It called the strike to protest an attack on Tuesday against a UGTT demonstration blamed by the union on supporters of the Islamist ruling party.

A union leader told AFP the UGTT demands the dissolution of the League for the Protection of the Revolution. It accuses the group, close to the ruling Ennahda party and with a reputation for brutal violence — of Tuesday’s attack.

The nationwide strike call is only the third to be made by the powerful UGTT since its foundation in the 1940s.

The first was in 1978 and the second work on January 12, 2011 — two days before the fall of Zine El Abidine Ben Ali’s regime.

On Tuesday, several dozen assailants attacked members of the UGTT, who were gathered outside the union’s headquarters in Tunis to mark the 60th anniversary of the assassination of its founder, Farhat Hached.

Police intervened to separate the two sides, but 10 demonstrators were wounded in the attack, according to the trade union.

Tunisia Live  reports that opposition members of the National Constituent Assembly (المجلس الوطني التأسيسي التونسي, Assemblée constituante tunisienne) have called for a 3 day boycott of its plenary  proceedings in solidarity with the UGTT.

It will be interesting to see how the junior member of the Ennahda government, the Democratic Forum for Labour and Liberties (Arabic: التكتل الديمقراطي من أجل العمل والحريات‎, at-Takattul ad-Dīmuqrāṭī min ajl il-‘Amal wal-Ḥurriyyāt ;  Ettakatol – Forum démocratique pour le travail et les libertés) which has observer status to the Second International, will react to this latest act by Islamist thugs.

President Moncef Marzouki has recently called for a smaller Cabinet of technocrats to deal with the crisis.

Progressive Islamists?

Ennahada has enjoyed very favourable coverage in the UK .

  wrote in the Guardian (26.10.11),

“The once savagely repressed progressive Islamist party An-Nahda won the Tunisian elections this week on a platform of pluralist democracy, social justice and national independence. Tunisia has faced nothing like the backlash the uprisings in other Arab countries have received, but that spirit is the driving force of the movement for change across a region long manipulated and dominated by foreign powers.”

@georgegalloway George Galloway tweeted before this election,

“Tunisians: Choose An-Nadha in elections. Sheikh Rachid is a wise kind brave man. A lion should lead the lions who began the Arab Revolution!”

Now we know the wisdom and bravery of this  ‘lion’.

Video of the attack on the UGTT: http://www.youtube.com/watch?v=hZV0PAXzG-A

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Written by Andrew Coates

December 6, 2012 at 12:42 pm

3 Responses

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  1. […] auf Tendance Coatesy und von Bernard Schmid auf LabourNet, auf Le Jura Libertaire eine Reihe von […]

  2. Andrew Coates

    December 7, 2012 at 11:07 am

  3. Comment s’est déroulée l’attaque contre l’UGTT, et qui en est responsable ?

    Le 4 décembre, nous préparions, comme tous les ans, une marche depuis le siège de l’UGTT jusqu’au tombeau de Fahrat Hached, un des principaux fondateur de l’UGTT. C’était en effet la date anniversaire de son assassinat, il y a 60 ans. Et soudain, juste avant le début du rassemblement, on a vu surgir environ 500 à 700 personnes, appartenant à de soit-disantes « Ligues de protection de la révolution ». Ils ont attaqué le siège national de l’UGTT avec des bâtons, des couteaux, des bombes de gaz. Il y a eu plus d’une dizaine de blessés, dont deux membres du Bureau exécutif national.
    Il s’agissait d’une attaque préméditée pour trois raisons :
    * premièrement, cela s’est passé au siège de l’UGTT,
    * deuxièmement ils sont allés jusqu’au bureau du secrétaire général, Houssine Abbassi, et ont tout saccagé,
    * troisièmement, ils étaient venus armés.
    Ce n’était donc pas une simple attaque, c’était une attaque qui visait à déstabiliser l’UGTT.

    Quelle est la responsabilité du gouvernement ?

    Près de deux heures après le début de ces attaques, la police ne s’était toujours pas déplacée pour faire partir ces milices. Le gouvernement fait comme si il n’était au courant de rien, alors que cette marche était organisée en accord avec le Ministère de l’Intérieur. Le gouvernement n’a jusqu’à présent pas condamné cette attaque. Des responsables d’Ennadha, le parti islamiste au pouvoir, persistent à essayer de justifier cette violence contre l’UGTT, et continuent à s’attaquer à l’UGTT à travers les médias. Il y a donc une responsabilité directe du parti au pouvoir, ainsi que du gouvernement qui n’a pas réagi, et n’a pas ouvert d’enquête.
    Nous avons des photos et des vidéos montrant les agresseurs. Malgré cela, et jusqu’à présent, il n’y a pas de réaction de la part du gouvernement.

    Quelles sont les réactions syndicales face à cette agression ?

    Nous nous sommes réunis très rapidement, et nous avons décidé de maintenir la marche. Ayant été informés de cette agression, des milliers de gens sont venus de partout pour y participer, et elle a été un grand succès.
    La deuxième décision a été de boycotter la célébration officielle du 60° anniversaire de l’assassinat de Farhat Hached, organisée par le gouvernement.
    La troisième décision a été de convoquer, pour le lendemain, la Commission administrative de l’UGTT, pour décider de ce que sera la réaction de la centrale, en sachant que beaucoup de manifestations de syndicalistes ont immédiatement eu lieu, dans des régions comme celles de Sousse, Bizerte, Nabeul, Sfax, etc.
    Cinq Unions régionales ont pris la décisions d’appeler à des grèves générales pour le jeudi 5 décembre.
    La Commission administrative réunie le 5 décembre a décidé d’appeler à une grève nationale de 24 heures pour le 13 décembre.

    Où en est le processus révolutionnaire et le rôle du mouvement ouvrier ?

    Le processus est bloqué par ce gouvernement. On sent qu’il y a une attaque contre-révolutionnaire sur beaucoup d’acquis sociaux et économiques, les acquis des femmes, les acquis de la société civile tunisienne qui a un mode de vie moderne. La classe ouvrière subit une politique économique et sociale ultra-libérale. Le gouvernement s’acharne sur les sociétés publiques pour les vendre aux pays du Golfe, et surtout au Quatar. Le pouvoir d’achat des travailleurs est en baisse, la Tunisie sombre dans une crise sociale et économique.
    Malgré cela, l’UGTT essaye d’organiser un rassemblement démocratique pour sauver cette révolution, et surtout ses slogans principaux que sont la liberté, la dignité et l’égalité sociale qui est maintenant contestée par Ennadha et ce gouvernement.

    De quelle solidarité internationale avez vous besoin ?

    L’UGTT a vécu beaucoup de crises, comme dans les années 1960, en 1978, en 1985, et auparavant après l’assassinat de Fahrad Hached en 1952.
    Nous avons toujours trouvé une solidarité syndicale internationale, un soutien faisant pression sur les gouvernements européens pour qu’ils pèsent à leur tour sur le gouvernement tunisien.
    Aujourd’hui, plus que jamais, ce n’est pas seulement l’UGTT qui a besoin d’un soutien, mais toute la Tunisie : la révolution est en danger, et un soutien international est extrêmement nécessaire pour dépasser cette phase critique où Ennadha prépare une nouvelle dictature.

    TAHRI Sami

    http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article27187

    Andrew Coates

    December 7, 2012 at 11:27 am


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